Soeurs pour soeurs, avec ou sans mariage

Soeurs pour soeurs, avec ou sans mariage

Yaël et Dana ont fait leur Aliyah de Russie avec leur mère, il y a quelques années. Elles sont arrivées en Israël  sans rien de plus que les vêtements qu’elles portaient. La maman a trouvé du travail, elles ont loué un taudis, appris l’hébreu, et ont vécu du minimum. Malgré les conditions de vie, les filles ont fièrement terminé leurs 12 années d’école, et sont restées les délicates et intelligentes jeunes filles qu’elles étaient.

Aujourd’hui, Dana a un emploi qui lui permet a peine de vivre, et Yaël, qui essaye tant bien que mal de voir plus loin, alterne études et travail. A trois, toujours avec leur mère, elles peinent à survivre, tout en espérant qu’un jour quelque chose va changer.

Récemment, l’une après l’autre, elles ont trouvé le prince charmant. Les fiançailles ont été annoncées, et les deux mariages ont été fixés à un mois d’intervalle.

Evidemment que ni l’une ni l’autre ne se permet de rêver a un grand mariage de princesse, il ne faut pas se faire d’illusions non plus. Elles ont loué la salle à manger d’une école, et chacune son tour y célébrera son mariage. Ce n’est pas comme si il y avait tellement de monde à inviter. Et puis de toute façon, ça non plus, elles ne peuvent pas se le permettre. Alors les deux futures mariées ont contacté Yad Eliezer, pour demander si nous pouvions les aider à démarrer du pied droit.

Un peu plus tôt le jour-même, une femme avait téléphone: ses deux filles commençaient à prendre de l’âge, et ne s’étaient toujours pas mariées. La mère inquiète désirait aider des deux mariées nécessiteuses, une pour chacune de ses filles, afin que celles-ci prient pour elles sous la Houppa.

Non, pas de « tout est bien qui finit bien »

C’est vrai, deux familles, deux sœurs, chacune sa forme de détresse, et chacune sa façon d’aider l’autre – on aurait pu penser à une histoire qui finit bien. Mais l’histoire n’est pas finie. On ne sait si les futures mariées vont s’en sortir, et pas de fiançailles à l’horizon pour les autres. La seule chose que nous savons et en laquelle nous croyons dur comme fer: nous ne savons pas quels sont les calculs d’Hachem, mais la joie de deux mariées miraculeusement aidées fera le mérite des donatrices pour toujours. Sœurs pour sœurs.

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