Pouvons – nous réelement changer des vies?

Pouvons – nous réelement changer des vies?

Lors de l’une de mes visites à Yad Eliezer l’année dernière, j’ai rencontré une jeune femme désespérée.

Depuis son accouchement trois semaines auparavant, elle essayait en vain d’allaiter sa petite fille. Le  nourrisson ne prenait pas de poids, et l’on voyait sur elle les effets d’une mauvaise alimentation, à l’âge où les bébés grandissent normalement à toute vitesse. Il lui fallait du lait en poudre, ce que la jeune mère ne pouvait se permettre d’acheter. Le paquet de couches se terminait, et elle n’avait pas de quoi en acheter un autre. Elle perdait ses moyens.

Je lui ai demandé où elle habitait, elle me répondit qu’elle ne pouvait ramener la petite à la maison, car la ‘’maison’’ était un appartement minuscule en sous-sol, trop humide et mauvais pour un bébé de cet âge. Elle résidait donc chez ses parents, sans son mari, car il n’y avait pas assez de place pour lui aussi. Son père, en prison pour une quelconque raison, et sa mère avec de très maigres ressources. Les conditions dans lesquelles elle vivait étaient extrêmement difficiles, mais quelque chose chez elle me disait qu’elle aurait la force de se reprendre en main, si seulement on lui en donnait l’occasion.

Sa demande d’aide pour le programmes ‘’Materna’’, don de lait infantile, fut acceptée, et je lui donnai des coupons pour l’achat de couches. Elle ne voulait pas abandonner l’allaitement, mais je lui conseillai de se permettre un peu de relâche, d’essayer de nourrir son enfant avec le lait infantile aussi. Elle reprendrait l’allaitement si l’enfant le lui permettait, mais l’essentiel était que la mère et la fille puissent être nourries correctement. C’est pourquoi je lui ajoutai aussi le droit de recevoir des colis alimentaires chaque mois.

Nous avons beaucoup parlé. Je l’ai dirigée vers plusieurs options d’emploi qu’elle pourrait trouver, en l’encourager à le faire. Elle était prête.

Un an plus tard… 

J’entrai dans la superette du coin, tôt le matin. Le visage de la caissière me semblait familier. Il me fallut quelques secondes pour me souvenir. C’est elle ! La jeune maman de Yad Eliezer.

Je voulais dire quelque chose, mais je craignais de l’offenser. J’ai compris à l’expression de son visage qu’elle m’avait reconnue elle aussi. C’est elle qui le dit : « grâce à Vous, grâce à vous j’ai pu nourrir mon bébé et retrouver des forces. Je travaille ici depuis six mois, et je peux maintenant subvenir aux besoins de ma famille ! ».

Nous pouvons changer des vies!

J’ai toujours su que le programme de soutien ‘’Materna’’, distribution de lait infantile de l’Association caritative Yad Eliezer était fait pour sauver des vies. Je venais de me rendre compte à quel point en le voyant de mes propres yeux.

N’est-ce pas fabuleux? Que lui a-t-on donné? Du lait en poudre, des couches, un peu de nourriture, et une épaule pour la soutenir. Que cela nous a-t-il couté de sauver ces vies ?

C’est tout ce qu’on a fait. Et elle a repris une vie normale. Elle a retrouvé son sourire. Ce n’est pas grand choses mais c’est tout un monde. Et ça, nous n’aurions jamais pu le faire sans vos dons.

Des dizaines de jeunes mamans se sont ajoutées à nos listes. Avec votre aide nous pourrons les aider elles aussi. Pouvons- nous compter sur votre don ?

M. Nofler

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