Ma rencontre avec deux « tables de Chabbat »

Ma rencontre avec deux « tables de Chabbat »

 Les repas de Chabbat sont souvent l’occasion de se retrouver en famille, de discuter, de rire et de chanter… on peut en apprendre beaucoup sur le caractère d’une famille, juste en l’observant dans ces moments-là. Je voudrais vous faire part de ma rencontre  avec deux « tables » bien différentes.

Cette table est bien chargée, mais où sont passées les boissons?

La famille F. a l’air de ne manquer de rien. La table témoigne d’une stabilité financière sans extravagance. Pourtant il y manque quelque chose que l’on voit habituellement sur une table de Chabbat israélienne: Les boissons sucrées.

Ce ne sont pas des raisons de régime alimentaire particulier qui en sont la cause, mais plutôt une belle histoire:

Mme F. est l’une des grands cœurs de Yad Eliezer. Elle n’est pas toujours en mesure d’aider elle- même, mais ne rate jamais une occasion de faire du bien autour d’elle, et d’encourager son entourage à faire de même. Tout pour amoindrir la souffrance des familles nécessiteuses.

Il y a un an, sa fille ainée vint lui parler: « J’ai du mal. Je n’arrive plus à m’asseoir à notre table de Chabbat chaque semaine en sachant qu’ailleurs des enfants n’ont ni table, ni nourriture. Si nous cessions d’acheter des boissons sucrées; et que nous utilisions ce que ça nous coute en le donnant aux pauvres? ».

Mme F. fière de sa fille, continue d’adopter sa proposition tous les Chabbats depuis un an.

Ou courent les cinq garçons?

L’autre table est celle de la famille L.

Tous les Chabbats, juste avant la fin de l’office, les cinq garçons de la famille L. quittent la synagogue en courant. Sont-ils si pressés de se mettre à table?

Un jour, quelqu’un osa poser la question à Mr L. et reçut une réponse à laquelle il ne s’attendait pas: « Nous avons, grâce à D. cinq garçons, mais seulement quatre chaises. Les derniers arrivés restent debout le temps du repas… »

Une rencontre entre deux tables

Lorsque ces deux histoires sont parvenues aux oreilles de l’Association, on ne pouvait rester sans rien faire. Nous avons alors décidé d’unir ces deux familles: depuis, les dons qui remplacent les boissons sucrées de la famille F. parviennent à la famille L., qui profite à présent de s’asseoir en famille le Chabbat.

Voulez- vous faire de même?

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